Les 42 principes de la Mâat sont, à mon sens, un ensemble de garde-fous pour l’individu durant sa vie. Bien qu’employés, à la base, pour peser le cœur du défunt avant son passage vers l’au-delà, dans la croyance antique de Kemet, il revêt un aspect social d’une grande importance : celui de l’introspection, de l’analyse de son fond intérieur, de son moi profond.
Ces lois ne sont pas dictés ou dites d’une personne vers une autre, elles n’emploient pas la deuxième personne du singulier, « Tu », mais la première personne : « Je ». Car contrairement aux « dix commandements » de la Bible, les lois de Mâat ne « pointent pas du doigt » l’autre. Aucun dieu ou divinité ne pointe un doigt accusateur ou dénonciateur dictant ce qu’il faut faire ou pas.
Les 42 lois de la Mâat, c’est l’individu qui parle à l’individu. C’est un questionnement sur soi, la rectification de soi, l’autocorrection, l’auto évaluation, la maitrise de soi, la connaissance de soi, etc…
Et tout ceci a un but, une portée, très importante car comme le dit la parole de sagesse « UBUNTU » :
« JE suis parce que NOUS sommes ».